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Dr.-Stéphane-Jakabházy, Implantologue- stomatologue

Article certifié par le Dr Stéphane Jakabházy 

🦷  Implantologue- stomatologue Jildent

La pose d’un implant dentaire ne suit pas un protocole unique. Selon la densité de votre os, le délai depuis l’extraction de la dent ou de vos contraintes, le chirurgien-dentiste choisira la méthodologie la plus adaptée à vous. Découvrez les différentes techniques utilisées pour la pose d’un implant en fonction de vos besoins. 

🦷 Vous voulez en savoir plus sur l’implant dentaire, son prix et ses avantages, consultez notre page dédiée à l’implant dentaire. 

Les règles pour bénéficier d’une pose d’implant dentaire

Un implant dentaire est une racine artificielle, généralement en titane, insérée dans l’os de la mâchoire. Il sert de support pour une couronne ou un bridge et permet de remplacer durablement une ou plusieurs dents manquantes.

Les contre-indications médicales et alternatives

Comme toute intervention chirurgicale, certaines conditions peuvent empêcher la pose d’un implant dentaire comme les maladies chroniques non contrôlées (diabète, ostéoporose sévère), un tabagisme trop important (augmente le risque de rejet), une densité osseuse trop faible ou encore une maladie parodontale avancée qui rend la mâchoire trop fragile.

Pour les patients ne pouvant pas bénéficier d’un implant, plusieurs alternatives existent pour remplacer une dent manquante : 

  • Le bridge dentaire est une prothèse fixée sur les dents adjacentes à l’espace édenté. Il peut être une bonne alternative aux implants lorsque la masse osseuse est insuffisante ou que des contre-indications médicales existent. 
  • Les prothèses partielles ou complètes amovibles. Elles peuvent être en résine ou à base métallique (stellite) pour plus de solidité.

En cas de volume osseux insuffisant, il est possible d’effectuer une greffe pour rendre la pose d’un implant possible. Cependant, ces interventions rallongent considérablement le délai de traitement, car elles nécessitent plusieurs mois de cicatrisation.

Pose d’implant dentaire : le déroulement commun à toutes les techniques

La pose d’un implant est une intervention fréquente en chirurgie dentaire. Elle nécessite cependant plusieurs rendez-vous avec votre dentiste pour remplacer vos dents. 

Un bilan clinique et radiologique est indispensable pour valider l’intervention. Après cette consultation, la pose d’implant dentaire se fait en quelques étapes : 

  • anesthésie locale ;
  • insertion chirurgicale de l’implant dans l’os ; 
  • période de cicatrisation (ostéo-intégration) ;
  • pose de la couronne définitive. 

Ce qui différencie les techniques entre elles, ce sont le moment de la pose, les méthodes d’incision ou encore le délai de mise en charge. 

La phase de cicatrisation (ostéointégration) après la pose de l’implant peut s’étendre de 3 à 6 mois selon les patients.

Une fois l’implant bien intégré, le dentiste fixera le pilier prothétique puis la couronne définitive qui finira de remplacer la dent manquante.

Les différentes chirurgies dentaires possibles avec un implant

Selon vos besoins, plusieurs méthodes existent pour installer une prothèse implantoportée. 

1 - La pose classique en deux temps (mise en charge différée)

C’est la technique la plus répandue et la mieux documentée en implantologie, avec le recul clinique le plus important. 

Elle se déroule en deux phases :

  • Première phase : l’implant est inséré dans l’os puis recouvert par la gencive pour une cicatrisation complète. 
  • Deuxième phase : Trois à six mois plus tard, le chirurgien vient dégager l’implant pour y intégrer le pilier puis la couronne définitive. 

Elle est conseillée pour la majorité des patients, en particulier en cas de qualité osseuse moyenne ou de doute sur la stabilité primaire de l’implant. 

2 - L’implantation immédiate post-extraction

🚨 À ne pas confondre avec la mise en charge immédiate (voir plus bas) : ici, c’est le moment de la pose de l’implant qui est concerné, pas celui de la couronne. 

L’implant est posé directement dans l’alvéole, le jour même de l’extraction de la dent abîmée. Cela permet de gagner du temps avec une intervention chirurgicale de moins, tout en conservant au maximum le volume osseux et gingival qui a tendance à se résorber après une extraction. 

  • Nécessite une stabilité parfois plus difficile à obtenir selon la morphologie de l’alvéole
  • Toutes les situations ne s’y prêtent pas : une évaluation par imagerie 3D est indispensable

Cette méthode nécessite un site d’extraction sain, sans infections actives. Elle ne peut pas convenir aux patients souffrant d’une infection ou d’un volume osseux insuffisant. 

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3 - La mise en charge immédiate

Ici, c’est le délai avant la pose de la couronne qui est concerné, et non le moment de la pose de l’implant.

La mise en charge immédiate signifie qu’une couronne provisoire est fixée sur l’implant dans les jours suivant la pose, sans attendre l’ostéo-intégration. Le patient se retrouve donc avec une dent « définitive » dès la première intervention. 

Cependant, elle est contre-indiquée en cas de bruxisme non maîtrisé ou de densité osseuse insuffisante. Le choix d’une mise en charge directe n’est pas conseillé dans la plupart des cas, car son taux de rejet est de 3 à 5 % plus élevé que la technique de mise en charge différée.

4 - La technique Flapless ou implantologie sans lambeau

Contrairement à la méthode conventionnelle, la technique flapless ne nécessite aucune incision de la gencive. Elle est considérée comme l’approche la moins invasive pour la pose d’un implant dentaire. 

Au lieu d’inciser et de décoller la gencive pour accéder à l’os, le chirurgien s’aide d’un scanner 3D et d’un guide chirurgical pour réaliser une simple perforation circulaire de quelques millimètres, à la taille de l’implant. 

La cicatrisation est plus rapide, avec des suites opératoires plus agréables pour le patient, car aucun lambeau n’a été retiré.

Cette méthode peut être utilisée pour les patients avec une épaisseur de gencive kératinisée d’au moins 1 mm et un volume osseux favorable. 

🦷 Pour en savoir plus, nous avons fait un article dédié à l’implant Flapless. 

5 - Les implants zygomatiques et ptérygoïdiens

Dans les cas d’atrophie osseuse sévère du maxillaire supérieur, où une greffe osseuse classique n’est pas suffisante ou pas souhaitée, l’implant peut être intégré non pas dans l’os maxillaire, mais dans l’os zygomatique (la pommette) ou l’os ptérygoïde. Ceux-ci sont plus denses et disponibles en quantité suffisante même en cas de forte résorption.

Cette technique permet d’éviter une greffe osseuse et de diminuer la durée de prise en charge, surtout en cas d’atrophie sévère. Cependant, elle est réservée à des praticiens spécifiquement formés, car il s’agit d’une chirurgie plus complexe. 

Elle peut être proposée aux patients avec une perte osseuse importante du maxillaire supérieur qui souhaitent à tout prix éviter une greffe osseuse lourde.

L’avis Jildent 🦷

Ce type d’implant nécessite une chirurgie très lourde, invasive et complexe. Les complications peuvent être très importantes : 

  • sinusites chroniques ; 
  • lésions nerveuses car implants très longs (picotements ou insensibilité vers joue ou paupière) 

De plus, en cas d’échec son retrait est très lourd. Il existe peu d’alternatives pour reconstruire la zone. C’est pourquoi nous ne recommandons pas ce type d’intervention.

6 - L’implant basal

L’implant basal est utilisé lorsque la densité osseuse est insuffisante pour poser un implant classique. Il est fixé dans l’os cortical, plus dur et résistant. Cette technique évite la greffe osseuse pour les patients avec un os mandibulaire trop fragile. 

Cependant, à la différence de l’implant classique, il n’est pas considéré comme une solution optimale. 

Un taux d’échec bien plus important est constaté et peut dégrader l’os naturel de par son positionnement.

Les implants basaux ne sont pratiqués que très rarement dans les pays membres de l’Union européenne, car beaucoup de spécialistes considèrent les risques trop importants pour que l’implant basal réponde aux normes médicales de sécurité et fiabilité. 

La pose d’un implant dentaire se réfléchit selon votre densité osseuse, l’épaisseur de votre gencive et de votre état de santé général. La technique classique en deux temps reste la référence pour la majorité des patients. Cependant, les protocoles comme le Flapless ou l’implantation post-extraction permettent de gagner en confort ou en rapidité lorsque le cas s’y prête.

Seul un bilan clinique complet avec imagerie 3D permet de déterminer la ou les techniques adaptées à votre situation. 

FAQ : Pose d’implant dentaire

L’implantation immédiate concerne le moment où l’implant est posé (le jour même de l’extraction de la dent). La mise en charge immédiate concerne le moment où la couronne est fixée sur l’implant (quelques jours après la pose, au lieu de plusieurs mois). Ce sont deux décisions cliniques distinctes, qui peuvent être combinées ou non selon votre cas.

Oui, c’est une pratique courante, en particulier dans le cadre de réhabilitations complètes comme l’All-on-4 ou l’All-on-6. La chirurgie guidée par ordinateur est souvent privilégiée dans ce cas pour garantir la précision du positionnement de chaque implant.

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale, ce qui la rend totalement indolore. Après l’opération, une légère gêne et un gonflement peuvent apparaître, mais ceux-ci peuvent être maîtrisés par une prise d’antalgiques.

La longévité d’un implant dépend de la qualité du matériau choisi, de son hygiène de vie et de l’absence de maladies parodontales. Un implant bien entretenu peut durer entre 15 et 25 ans, voire plus. 

L’intégration et la cicatrisation après la pose d’un implant durent en moyenne 3 à 6 mois. Cette durée peut varier en fonction de votre état de santé, de la densité de votre mâchoire ainsi que de la technique utilisée par votre chirurgien.



Les innovations récentes en matière d’implantation portent sur la technique Flapless (sans incision), et la chirurgie guidée par ordinateur, qui permet une pose ultra-précise avec un temps d’intervention réduit.



L’intervention dure généralement 30 minutes pour 1 à 2 implants. Chez Jildent, comptez environ 1 heure pour la pose de 4 implants (selon la complexité du cas). En cas de pose multiple ou de greffe osseuse, la durée peut être prolongée.

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