Les problèmes dentaires peuvent nuire de façon importante à notre quotidien. Entre douleurs constantes, perte de confiance en soi et difficultés à mastiquer, une dent manquante peut rapidement devenir handicapante. Face à la demande grandissante, plusieurs techniques d’implantologie ont vu le jour pour proposer des solutions rapides. Cependant, ces méthodes ne prennent parfois pas en considération l’état de santé global du patient. C’est notamment le cas de l’implant basal. Découvrez pourquoi cette technique est considérée comme dangereuse et les alternatives pour remplacer une dent.
Qu'est-ce qu'un implant basal ?
Comment fonctionne un implant basal ?
L’implant Basal est employé très rarement dans le cadre d’une implantologie immédiate, principalement utilisé en Inde, Bulgarie, Albanie, etc. Ce type de chirurgie est un système d’implantologie qui utilise la couche profonde et de l’os de la mâchoire (appelé os basal ou cortical).
Cette technique est utilisée en “charge immédiate” : c’est à dire que la couronne dentaire est installée directement sur l’implant sous 72 heures après la pose. Cette procédure ne respecte pas les périodes de guérison imposées, ni l’ostéointégration de l’implant.
Pourquoi cet implant est-il utilisé?
L’implant basal est d’une longueur nettement plus longue qu’un implant classique. Il est souvent plus fin et sans traitement de surface spécial, formé d’une seule pièce.
La pose de cet implant reste une intervention très invasive. Contrairement à un implant classique qui est inséré dans l’os spongieux (médullaire), l’implant basal est conçu pour se fixer à l’os cortical ou est vissé dans l’os zygomatique (au niveau des pommettes).
Cela permet aux patients ayant une masse osseuse insuffisante de profiter d’une pose d’implant sans passez par une greffe osseuse.
Les risques de l’implant basal
Risques de rejet et d’infection
Une étude de la European Journal of Oral Implantology (2021) révèle que le taux de complications post-opératoires des implants basaux est de 15 % plus élevé que celui des implants classiques.
Elle présente des dangers sur la santé du patient par sa chirurgie compliquée et en cas de problèmes postopératoires il est rare de trouver un praticien qui puisse intervenir sur des implants basaux.
Nécessité de poser plus d’implants
Les implants dentaires classiques permettent de remplacer toutes les dents d’une arcade par la pose de 4 ou 6 implants seulement ( technique All-on-4 ou All-on-6).
Avec la technique basale, plus d’implants seront nécessaires pour obtenir une stabilité équivalente à celle offerte par des implants classiques.
L’installation d’implants basals est donc considérée comme une technique très invasive.
Des prohèses peu esthétiques
Ces implants apparaissent au-dessus de la gencive et doivent de ce fait être rapidement couverts d’une structure prothétique afin de ne pas blesser le patient. Seulement, la partie prothétique vient se poser sur des plaies non-guéries et sur des implants encore non intégrés par la masse osseuse.
Le positionnement des couronnes par rapport à la gencive est donc très compliqué et les ajustements esthétiques des prothèses sur implants sont donc très limitées.
🚨 L’implant Basal n’est pas utilisé dans les pays d’Europe centrale et de l’Ouest (ou du moins que très rarement) et il est interdit d’usage en Allemagne, Suède et en Hongrie. La question plane encore sur sa tolérance au sein de l’Union Européenne qui ne l’interdit pas malgré les preuves de sa pratique connue comme risquée et parfois dévastatrice.
L'avis défavorable des cabinets dentaire à l’utilisation d’implant type “Basal” ?
Dans le domaine de l’implantologie, l’utilisation de l’implant basal reste très controversée.
Chez Jildent, nous ne sommes pas favorables à l’utilisation des implants type “Basal”.
Bien qu’il soit parfois présenté comme une “nouvelle technologie”, l’implant basal est apparu pratiquement dans le même temps que les implants classiques. Il reste cependant beaucoup moins utilisé, du fait de ses résultats et complications parfois dramatiques.
Nombreux sont les spécialistes ou même pays qui s’opposent à cette pratique. En cause ?
- Le non respect de la phase d’ostéo-intégration,
- la pose d’une prothèse sur des plaies encore ouvertes,
- une longévité remise en doute et des complication pour changer les prothèses sans fragiliser les implants.
- les difficultés d’ajustement après la pose,
- un risque d’infection et de rejet bien plus important (actuellement moins d’1% des implants traditionnels provoquent un rejet).

Quant au résultat esthétique, l’implant basal limites les possibilités prothétiques car les bridges ne peuvent pas être réalisés en céramo-métallique et zircone. La prothèse sera donc réalisée en matière composite n’offrant pas les mêmes avantages pratiques et esthétiques.
Il est de plus très compliqué de trouver des informations sur cet implant dont l’origine est douteuse, tantôt de Suisse, tantôt d’Italie? Appartenant au groupe BioMed mais finalement supprimé? Il est donc difficile de s’informer à son sujet et de pouvoir être certain de sa qualité.
L’implant basal est-il vraiment une solution économique?
Le prix d’un implant basal est incontestablement moins cher que celui d’un implant classique. Cependant, en cas d’une réhabilitation complète il est nécessaire d’utiliser un nombre plus important d’implant lors d’une installation basale.
Le prix unitaire est bien moins élevé mais au vue de la quantité requise, vous paierez le même tarif, voir plus cher avec des implants basaux. De plus, certains cabinet dentaire propose aujourd’hui des implants à un tarif bien plus attractif sans avoir à passer par des pratiques douteuses.
Il faut également prendre en considération les éventuelles complications que la pose d’implants basaux peut engendrer dans l’immédiat ou sur le long terme (soins supplémentaires suite á des infections, perte quasi totale des implants, etc.).
Subir des traitements supplémentaires, recommencer les soins ou dans les cas les plus graves souffrir de perte et résorption osseuse parfois irrémédiables peuvent entrer dans les risques á prendre en considération avant d’envisager la pose d’implant “Basal”
En cas de complications, l’implant basal dépasse largement le budget prévu pour la pose d’implants classiques sans tenir compte des problèmes dentaires gravissimes générés.
🦷 Besoin d’un devis ou d’un accompagnement dans votre projet de soin ?
Jildent vous propose des implants dentaires adaptés jusqu’à 60% moins chers qu’en France

Les alternatives plus saines pour remplacer vos dents
Si la masse osseuse du patient est insuffisante en zone molaires et qu’il ne souhaite pas ou qu’il ne peut pas avoir de greffe osseuse, l’implant Basal n’est pas la seule solution! Il existe des solutions alternatives, bien moins risquées et mondialement reconnues telles que:
- Prothèse amovible sur barre de rétention implanto-portée: Cela consiste á poser 4 implants reliés par une barre de rétention portée par les implants. Une prothèse vient se clipser sur la barre de rétention. Son entretien est simple et il suffit de la retirer 2x/jour comme pour un brossage quotidien des dents pour la nettoyer.
- All-on-4: Cela consiste à poser 4 implants sur lesquels vient se poser une prothèse vissée sur les implants. C’est une solution fixe. Ces différentes alternatives permettent de résoudre les cas où les patients présentent une importante défaillance osseuse au niveau des zones molaires (donc sans greffe osseuse) et en évitant les risques de complications que peut entraîner la pose d’implant basal.
Le choix réfléchi de sa clinique et de la marque de son implant est un élément primordial pour le bon déroulement de son plan de traitement.
L’implant Basal et ses répercussions sur notre santé doivent être pris au sérieux. Cette technique aggrave les risque : d’infections graves, de douleurs constantes, de soins réparateurs lourds et fréquents. Si votre masse osseuse se trouve trop abîmée pour des implants normaux, il existe d’autres solutions plus sécuritaire pour soigner vos dents sans risquer des dégâts irrémédiables.
FAQ : implant basal
Un implant dentaire dit “non invasif” est généralement posé sans chirurgie lourde, sans ouverture de gencive étendue ni greffe osseuse préalable. C’est souvent le cas des implants basaux ou mini-implants, posés rapidement avec une mise en charge immédiate. Cela réduit le temps de traitement et les suites opératoires, mais ne convient pas à tous les patients.
Le meilleur implant dépend du profil du patient : état osseux, santé générale, budget et attentes. L’implant endo-osseux classique reste la référence, avec un excellent taux de succès à long terme. Les implants basaux ou mini-implants sont des options viables dans certains cas particuliers, notamment en cas de forte résorption osseuse.
Certains praticiens le déconseillent en raison d’un taux de complications estimé 15 % plus élevé que celui des implants conventionnels, notamment en cas d’infection ou de rejet. De plus, le manque d’études scientifiques indépendantes sur sa durabilité à long terme rend son usage controversé. Sa technique n’est pas enseignée ni approuvée partout en Europe.
Contactez-nous !
Notre équipe se tient à votre disposition pour vous accompagner dans vos décisions.
