Certification benoit - couronne dentaire
benoit osztrovszki fondateur de jildent clinique

Article certifié par Benoit Osztrovszki

🦷 Fondateur et Directeur Jildent

Le diastème dentaire, plus connu sous le nom de « dents du bonheur », touche aussi bien les enfants que les adultes. Ce petit espace entre les deux incisives centrales est souvent l’objet de complexes. S’il n’est pas toujours nécessaire d’intervenir, plusieurs solutions existent aujourd’hui pour refermer cet écart entre les dents lorsqu’il devient une source de gêne. 

Qu’est-ce qu’un diastème dentaire ?

Un diastème est un espace visible entre deux dents adjacentes. Il est le plus fréquent entre les deux incisives centrales supérieures, c’est-à-dire les deux grandes dents de devant. Dans le langage courant, cet espace est souvent appelé « dents du bonheur » ou « dents de la chance ».

Le diastème n’est pas une maladie. Il peut être présent depuis l’enfance ou apparaître à l’âge adulte. Pour certains, il représente une gêne esthétique qu’ils souhaitent corriger. Tandis que d’autres choisissent volontairement de le conserver comme un trait de caractère de leur sourire. 

Les dents du bonheur chez l’enfant

Chez le jeune enfant, il est fréquent d’observer un espace entre les incisives de lait, puis entre les premières incisives définitives. Ces espaces, parfois appelés « espaces primates », sont physiologiques : ils laissent la place nécessaire à l’éruption des dents définitives, plus volumineuses que les dents de lait.

Dans la majorité des cas, il se referme naturellement entre 11 et 13 ans, au moment de la pousse des dents définitives.

Le diastème chez l’adulte

Si l’espace persiste après l’adolescence, il ne disparaîtra pas de lui-même. Ce n’est pas pour autant un problème de santé : la décision de le traiter ou non reste avant tout une question de préférence esthétique.

Il n’y a que lorsque l’espace favorise une rétention alimentaire ou s’accompagne d’un inconfort fonctionnel, qu’un avis professionnel est recommandé.

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D’où vient l’écart entre les dents ?

Si les dents du bonheur persistent une fois adulte, cela peut être dû à différentes causes :

  • L’hérédité : une prédisposition génétique à un espacement entre les dents peut se transmettre au sein d’une même famille.
  • Un frein labial hypertrophié : ce petit repli de tissu qui relie la lèvre supérieure à la gencive peut, lorsqu’il est trop épais ou descend trop bas, maintenir un espace entre les incisives.
  • Une agénésie dentaire : l’absence congénitale d’une ou plusieurs dents peut laisser un espace inoccupé sur l’arcade.
  • Une microdontie : des dents trop petites par rapport à la taille de la mâchoire ne comblent pas tout l’espace disponible.
  • Une déglutition atypique (pulsion linguale) ou des habitudes de succion prolongées chez l’enfant peuvent favoriser l’apparition ou le maintien d’un espace interdentaire.
  • Une maladie parodontale : une perte osseuse liée à une atteinte des gencives peut entraîner un déplacement des dents et l’ouverture d’espaces qui n’existaient pas auparavant.

La cause précise du diastème doit être établie avant d’envisager une correction, car elle conditionne le choix de la solution la plus adaptée.

Comment supprimer un diastème dentaire ?

Un diastème n’est pas, en lui-même, le signe d’une pathologie. De nombreuses personnalités publiques ont conservé le leur, en en faisant un élément distinctif de leur sourire. La décision de le corriger relève d’un choix personnel. 

Bilan dentaire avec un professionnel

Avant toute décision, un examen clinique permet d’écarter certaines causes sous-jacentes et d’orienter vers la solution la plus pertinente :

  • un bilan parodontal, pour vérifier l’état des gencives et exclure un déchaussement ;
  • une radiographie panoramique, pour rechercher une éventuelle agénésie ;
  • une évaluation du frein labial, afin de déterminer s’il joue un rôle dans l’espacement observé ;
  • un échange sur les habitudes (déglutition, succion) pouvant entretenir l’espace.

Ce bilan est nécessaire pour éviter de traiter uniquement la conséquence visible sans tenir compte de sa cause.

Quelles solutions pour un diastème ?

Plusieurs approches existent pour fermer un diastème. Elles diffèrent par leur principe, leur durée et leur caractère plus ou moins définitif.

Pose de facettes dentaires

Les facettes ou le composite cosmétique consistent à appliquer ou à coller une fine couche de matériau sur la face visible de la dent, afin de modifier sa forme et de combler visuellement l’espace. Cette solution agit sur l’apparence de la dent, sans en modifier la position.

C’est une option rapide, réalisable en peu de séances, et particulièrement adaptée aux diastèmes de petite à moyenne taille associée à d’autres besoins esthétiques (forme, teinte). 

Orthodontie

L’orthodontie (bagues ou gouttières alignantes) permet de déplacer progressivement les dents pour refermer l’espace de manière biomécanique. Elle traite directement la position réelle des dents. 

C’est l’approche à privilégier lorsque le diastème s’accompagne d’autres malpositions. L’orthodontie est cependant une méthode longue et parfois peu esthétique en cours de traitement. 

Frénectomie

Lorsque le frein labial est identifié comme cause principale, une frénectomie peut être proposée. 

Il s’agit d’une intervention simple, réalisée sous anesthésie locale, qui consiste à réduire ou repositionner ce tissu pour permettre aux dents de se rapprocher plus naturellement. 

Elle est souvent associée à un autre traitement (facette ou orthodontie) pour consolider le résultat.

Il n’existe aucune méthode fiable pour fermer un diastème soi-même, à domicile. L’utilisation d’élastiques ou de dispositifs improvisés pour rapprocher les dents peut provoquer des lésions sérieuses : déchaussement, mobilité dentaire, voire perte de la dent dans les cas les plus graves. Toute correction d’un diastème doit être réalisée ou supervisée par un professionnel dentaire.

FAQ : le diastème dentaire

Oui, si la contention n’est pas respectée ou si la cause initiale (frein labial, parafonction) n’a pas été traitée en parallèle.

Chez l’adulte, la correction d’un diastème (que ce soit par facette ou par orthodontie) n’est en principe pas prise en charge par l’Assurance Maladie, car il s’agit d’un soin à visée esthétique. 

Chez l’enfant, l’orthodontie débutée avant le 16ᵉ anniversaire est en revanche remboursée à 60 % ou 100 % de la base de remboursement selon les actes.

En principe, aucune inquiétude n’est justifiée avant l’éruption des canines définitives, vers 11-13 ans. 

Il peut l’être : une prédisposition génétique à l’espacement dentaire se retrouve fréquemment au sein d’une même famille.

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